Le système de santé zimbabwéen traverse une crise profonde. Les grands hôpitaux publics de référence comme Parirenyatwa, à Harare, manquent des médicaments les plus basiques — antibiotiques, paracétamol — et fonctionnent avec des équipements à l'arrêt (une seule machine de dialyse sur dix-huit en service à un moment donné). Plus de 4 000 soignants ont quitté le pays depuis 2021. Pour un expatrié, le secteur public n'est tout simplement pas une option crédible au-delà des soins les plus élémentaires.
Le recours se fait donc dans le privé, concentré à Harare et Bulawayo. Les cliniques privées offrent un plateau correct pour les soins courants et l'urgence, mais elles exigent un paiement en liquide, le plus souvent d'avance ou sous forme de dépôt. Et dès qu'un cas dépasse leurs capacités — chirurgie lourde, soins intensifs prolongés, cancérologie — l'évacuation vers l'Afrique du Sud devient la seule réponse.